Des rêves plein la tête…

9 mars 2009

Ma boîte à domicile

«Je suis à la maison et je crée à mon rythme : je ne suis pas prête de m'arrêter !» «Je suis à la maison et je crée à mon rythme : je ne suis pas prête de m’arrêter !»


Anne-Gaëlle et Lisiane sont mamans, Villeneuvoises, la quarantaine ou presque. Tout récemment, elles ont choisi de prendre un nouveau cap : celui de la création d’entreprise, à domicile. Des initiatives qui tendent à se développer au sein de la ville nouvelle.



MARIE GOUDESEUNE > villeneuvedascq@nordeclair.fr
« Ici, c’est mon atelier. Ne faites pas attention au désordre ! Je m’installe aussi dans la grande pièce. Au garage, je coupe le bois, à moins que mon mari ne s’en charge ! » Depuis qu’elle a créé son entreprise, il y a deux ans, Anne-Gaëlle Chassain a quelque peu chamboulé les plans de sa maison. Désormais, elle est sur tous les fronts : « J’élève mes enfants, et dès que les filles partent à l’école, je crée ! » Cadres photos, porte-bijoux ou luminaires : les objets sont fabriqués à partir de bois, peinture et autres matériaux. S’inspirant de l’univers « princesse » de ses filles, la jeune créatrice ne lésine pas sur les couleurs et motifs oniriques. Allant jusqu’à baptiser sa boîte : Des rêves plein la tête.
Pourtant, à en juger par le parcours d’Anne-Gaëlle, rien ne semblait la prédestiner à cette aventure. Certes, l’attrait pour l’art manuel ne date pas d’hier : « Toute petite déjà, je coupais le bois, j’apprenais le dessin. » Mais c’est une toute autre voie qu’elle emprunte : « Après des études de psychologie, j’ai fait un stage chez Décathlon. J’y suis restée 8 ans comme responsable de rayon, à Nantes. » Lorsque son mari est muté à Villeneuve d’Ascq, elle lâche son travail : « L’occasion s’est présentée de me consacrer à la création : au fond, j’en avais toujours eu envie ! »

Sur le long terme
Anne-Gaëlle présente son projet à la boutique gestion de l’espace, qui accompagne les personnes dans leur projet de création d’entreprise.
« J’ai fait une étude de marché, appris les méthodes de développement, testé la viabilité de mon entreprise. » Après deux années de lancement, l’heure est aux premiers bilans. La jeune femme est lucide : « Je ne peux pas encore en vivre. Mais je compte bien me développer sur le long terme. » Déjà, elle a créé un site Internet et mis en ligne ses créations. Quatre boutiques de la région ont accepté de mettre en vente ses objets. À 36 ans, Anne-Gaëlle a des rêves plein la tête : « Je ne regrette pas Décathlon ! L’aspect commercial de mon activité est très stimulant.
Sans compter que je suis à la maison, avec mes filles, que je crée à mon rythme. Je ne suis pas prête de m’arrêter ! »